Aller chercher nos ressources techniques !

La technique instrumentale consiste à transformer des mouvements, des gestes, de nature, de direction, d’amplitude et d’intensité différentes, en une ligne fluide et homogène.

Les pas sur la neige d’un renard épuisé sont un merveilleux exemple de cette aptitude à l’économie que l’on appelle la technique !

Imaginons un instant les ressources nécessaires à l’élaboration d’une succession quasi linéaire des pas, qui vient se substituer à un balancement latéral.

Les pas d’un renard épuisé

La pédagogie Kaddouch à Bucarest

Mon guide de voyage

Pentru a-mi pregăti călătoria, am recitit două romane pe care le-am adorat, deoarece m-au purtat într-un univers atât de realist, cât și improbabil. Personajele sunt fabuloase, iar cititorul le apreciază rapid deoarece contribuie extraodinar la progresul poveștii. Pe scurt, mulțumesc lui Sylvain Audet și felicitări pentru această reușită! 

Primul roman, “Du Rififi à Bucarest”, a apărut în România la editura Crime Scene Press sub titlul “Balamuc la București”, iar al doilea, “Micmac à Bucarest”, sub titlul “Țap ispășitor”. Le recomand tuturor și, de asemenea, noilor mei prieteni români.

Master Class d’improvisation à Mima Muzica

Conférence à L’université de Bucarest

Discussions avec Ana

Chez la Doyenne de l’Université

Les interviews Radio

« A foggy day »

Gary Peacock et moi avons improvisé en duo sur ce magnifique thème de Georges Gerschwin, lors de l’enregistrement des albums « 53rd Street » et « High Line » dans les studios dans les studios Avatar de New York.

Il se trouve que ce thème a été écouté à ce jour, sur la plateforme Spotify, par 530.000 personnes. Il fait partie des 3 thèmes les plus écoutés de Gary Peacock et c’est la version la plus populaire par rapport à une grande variété de versions (et pas des moindres).

Ma question reste de savoir qu’est-ce que cet enregistrement a de particulier pour devenir aussi populaire ??

La Notation Kaddouch Junior

Apprendre à lire quand on est petit !

• Doit-on définitivement considérer que la lecture n’est qu’une affaire d’exercice

• Les bons musiciens en herbe continueront-ils longtemps à se décourager parce que leur lecture
les handicape ?

• Le pédagogue doit-il compter sur la chance ou le hasard des expériences pour permettre à ses
élèves d’accéder à la dimension de la lecture?

Cet ouvrage traite de ce petit rien de départ qui sous-tend cette énorme activité de lecture à laquelle tout musicien est soumis et pour laquelle il souffre tant, quand les bases ne sont pas intégrées.

Commander le livre, cliquez ici

Pourquoi la Notation Kaddouch ?

L’artiste improvisateur est chrono-dépendant. Il lui faut beaucoup de temps pour actualiser ses connaissances car leur format de stockage et la dynamique de récupération sont inadaptés à la situation et cela relève un problème d’apprentissage, une grande question pédagogique. Sa mémoire de travail est vite saturée par la charge qui lui est imposée.

Pour combler ce déficit attentionnel, l’improvisateur va stocker des phrases stéréotypées afin de répondre aux situation courantes, et développer des combinatoires mêlant gammes, modes et accords préalablement stockés. L’improvisateur ainsi aliéné devient un ouvrier-recompositeur qui ne vit qu’à travers de multiples autres (les phrases qu’il a automatisées).

La notation Kaddouch est un moyen de régler le problème du délai temporel, des limites imposées par le temps, en encourageant les voies cognitives supérieures, celles du calcul mental, et en donnant une image spatiale de la structure harmonique, ouvrant ainsi un champ d’expression défiant en partie, les lois du temps.

Par cette notation, la signature physiologique dégagera les particularités morphologiques, dynamiques et structurelles du thème soumis à l’épreuve de l’improvisateur, sa problématique. Comment Beethoven, sourd, aurait-il pu construire un nouveau langage musical sans avoir imaginé une solution de transaction des formes sonores, n’a t-il pas été le premier inventer d’une représentation géométrique mentale, support d’une dynamique de composition par médiation spatiale? 

En savoir plus

Hommage à Gary Peacock

New York – Studios Avatar – enregistrement de High Line et 53rd Street

Hommage sur France Musique


Gary va me manquer !
C’était un ami, un frère de musique, un confident bienveillant. Je voulais, par un texte d’hommage, évoquer ce génie de la musique et ce grand homme sage.

La note qui n’existait pas !

A Gary Peacock, mon ami, mon compagnon de musique !


New York, 2015, dans les studios d’enregistrement AVATAR, près de Center Park. Je commence à enregistrer avec le contrebassiste Gary Peacock, un musicien de légende dont j’écoute les enregistrements avec miles Davis, Paul Bley, Bill Evans …… depuis que j’ai 5 ans.
Je savais que ces journées d’enregistrement seraient d’une grande intensité et j’étais convaincu qu’avec un génie comme Gary, nous parviendrions à produire de beaux albums. Mais ce que j’étais loin d’imaginer, c’est la prise de conscience que génèrerait cette rencontre, chez le musicien et le pédagogue que je suis. Je vais vous faire part de cette expérience.
Dans les premières minutes de nos échanges improvisés, avec Gary Peacock, mes mains laissèrent apparaître un son particulier, joué à une certaine intensité, une dynamique, un timbre, une harmonie insolite. Ce son, je l’avais entendu dans mes rêves pendant plusieurs années avant qu’il n’apparaisse sur mon piano. A chaque fois que je jouais ce son, ma déception était grande car les musiciens avec lesquels je me produisais ne l’entendaient pas (sauf Martial Solal).
Un jour, je me mis même à penser que mes rêves sonores étaient des fantasmes et qu’ils ne révélaient absolument pas de vraies idées musicales.
Mais, surprise ! Quand Gary entendit ce son, il le traita immédiatement comme un joyau qu’il s’empressa de sertir. Quelle fut alors mon émotion quand je sentis la présence de mon son dans son jeu, Gary venait de me dire qu’il le reconnaissait, il venait de valider son existence, accompagnant son mouvement musical d’un sourire aux anges dont il détient le secret. Ce sourire voulait dire : « cette note est particulière, où l’as-tu trouvée ? ». D’ailleurs, dès que nous entamèrent une seconde prise de son, il vint près de moi et me questionna pour que je lui explique quel rapport cette note entretenait avec son accord sous-jacent et son contexte structurel. Devant la longueur de mes explications et son regard attendrissant qui me disait : « quoique tu m’expliques, j’ai entendu, ta note est belle, c’est tout ! ». Et de poursuivre en lui disant : « Gary, this sound is a joke ! » Il me fit alors un beau smiley sur la partition et nous partîmes d’un éclat de rire.
Maintenant ce son existe car il l’a entendu. A partir de cet instant, ce n’était plus un rêve, mais une réalité, ma réalité qui avait pu être la sienne avant de devenir notre réalité. Il a permis à cette réalité d’émerger, d’exister, en la reconnaissant.
Merci Gary !

Les artistes te saluent !